• Carla Canhelm

Shadow and Bone : La saga Grisha

Ma note 3/10

Année 2021

Format 52 min

Genre Fantastique Drame Action

Je vais me faire crucifier par les intolérants qui prônent la tolérance mais je n'ai pas du tout aimé cette adaptation baignée d'idéologisme à défaut de qualité.


Sans entrer dans l'éternel débat woke compliant fatiguant (les femmes, les minorités opprimées, les minorités visibles et surtout les femmes opprimées issue de minorités visibles assurent, sont fortes voire magiques et elles sont le bien incarnés. Les hommes sont inutiles ou méchants et sadiques surtout les caucasiens qui eux sont les suppôts du mal absolu). Cette obligation inégalitaire au nom de l'équité est une croisade aussi censée que l'ont été toutes les guerres saintes avant elle, Mais le sujet n'est pas là bien que le show en souffre alors que les acteurs sont plutôt bons pour des instruments de propagande.

Je ne connaissais pas les livres et amateure de fantastique je me suis donc lancée sans vraiment d'attente dans le visionnage de cette adaptation. En quelques minutes je découvre qu'un gros nuage recouvre une petite région de ce monde fantastique et le contourner prends du temps alors le défi majeur est de le traverser avec des bateaux sur du sable (pourquoi ?) pousser par la magie du vent de jeunes femmes fortes et indépendantes.

Bref le grand défi que cet univers nous propose est donc de raccourcir la durée du trajet pour se rendre dans le port d'Amsterdam (Rokkerdam ou je sais plus quoi). Je découvre donc une ville du 18ème siècle où se côtoient des ombrelles chinoises, des croupiers du 19ème siècle et des bouseux habillés en Dandy du 17ème siècle armés de pistolet de la guerre de sécession. Nous y retrouvons deux méchants qui se battent les faveurs d'un troisième méchant (vous l'aurez deviné trois hommes caucasiens certainement hétérosexuels, cahier des charges Netflix oblige). Le nom de la monnaie, des métiers, des villes et des ethnies ont des noms différents mais c'est bien là l'unique originalité de cet univers.

Alors jusque là un grand défi qui se résume à raccourcir un trajet, des innovations "techniques" quasi-débiles, des villes à la cohérence douteuse et des idées originales dignes d'un cronut.


Je continue le premier épisode sans grand conviction... Et soudain... l'héroïne (oui une femme opprimée issue de minorités visible) nous éclaire de la lumière toute puissante pour sauver son ami d'enfance qu'elle aimerait bien en sexfriend n°2.

Pourquoi son pouvoir se réveille-t-il ?

Attention spoiler qui demande de mettre votre cerveau sur "off".

Parce que sur le bateau des sables (ça me fait mal d'écrire bateau des sables) la seule règle quand on traverse le nuage noir est de ne pas allumer de lumière autre que la lumière bleue du mat.

Et comme c'est le premier voyage qu'ils font (ah ben non même un petit blanc dit qu'il a déjà traversé 3 fois avec sa tête de figurant qui va mourir) personne ne connait cette règle. Donc bien entendu un homme (c'est le mal je vous dis) allume une lanterne (d'où tu lui laisse une lanterne sur un bateau des sables sur lequel les lumières sont interdites). Mieux encore il panique, sa lanterne tombe sur le pont qui s'embrase. Et là les femmes trop fortes aux pouvoirs magiques trop badass qui s'entrainaient quelques minutes auparavant à mettre le feu et à l'éteindre sur des mannequins, courent partout en hurlant, les hommes tirent à l'aveuglette et bien sûre Roméo se fait déchiqueter le torse par la serre géante d'une créature douteuse. Juliette le sauve en le tirant de la griffe géante puis c'est à son tour de se faire alpaguer par une griffe (les monstres volants explosent le bastingage mais tirer 50 + 80 kilos c'est pas réglementaire pour eux alors ils font du sur place) là elle hurle et la lumière chasse les montres. Fin...

Ben non ce n'est malheureusement que le début. J'ai tenu jusqu'à la scène de la tente où un méchant cruel et sans cœur (dès que tu vois un homme caucasien tu sais que c'est le mal, merci Netflix) humilie la pauvre héroïne l'écrasant de mansplanning du haut de son patriarcat.


Voilà c'était vraiment un bon moment, une construction intéressante des idées fantastiques innovantes et un mépris des idéologies néo-fascistes.


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